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Dons caritatifs à intérêts partagés : questions fréquentes à connaître

Pour les clients qui souhaitent bénéficier d'un revenu de retraite tout en contribuant à une cause caritative, les dons à intérêt partagé peuvent constituer une opportunité de planification très intéressante. Voici en quoi les rentes de bienfaisance et les fiducies caritatives résiduelles diffèrent, et dans quels cas chacune de ces options peut s'avérer pertinente.

Portrait de Jan Lane
Jan Lane, AEP®, CAP®, directrice des activités philanthropiques

À mesure que les discussions sur la planification caritative gagnent en complexité, de nombreux conseillers se penchent à nouveau sur ce que l’on appelle les « dons à intérêts partagés » afin d’aider leurs clients à concilier leurs objectifs philanthropiques et leurs besoins en matière de revenus. Deux des stratégies les plus courantes — la rente de bienfaisance (CGA) et la fiducie résiduaire de bienfaisance (CRT) — peuvent toutes deux offrir aux clients un revenu à vie tout en profitant, à terme, à des causes caritatives. Malgré leurs similitudes, ces deux instruments fonctionnent de manière très différente et peuvent répondre à des besoins distincts de la part des clients.

Savoir quand envisager chacune de ces options peut aider les avocats, les experts-comptables et les conseillers financiers à proposer des conseils en matière de planification plus personnalisés et plus efficaces. Toutefois, à moins que votre cabinet ne soit spécialisé dans les dons caritatifs, vous n’avez probablement pas les règles relatives aux CGA et aux CRT à portée de main. Voici six questions fréquentes pour vous aider à vous y retrouver.

En quoi consistent les missions des CGA et des CRT auprès d’un client ?

D’une manière générale, tant le CGA que le CRT permettraient à votre client d’effectuer un don caritatif irrévocable tout en conservant une source de revenus à vie ou pendant une période déterminée. Dans les deux cas, votre client pourrait bénéficier d’une déduction fiscale immédiate au titre des dons caritatifs, et une partie des versements futurs pourrait bénéficier d’un traitement fiscal favorable. En résumé, les particuliers ont recours aux CGA et aux CRT pour réaliser des économies d’impôt, faire un don à une œuvre caritative et se constituer une source de revenus.

Qu’est-ce qui est le plus facile : un CGA ou un CRT ?

Une rente de bienfaisance est généralement la plus simple des deux formules. Le client cède des actifs à un organisme caritatif en échange d’une rente fixe à vie garantie par le patrimoine général de cet organisme. Les taux de versement sont généralement calculés en fonction de l’âge et d’hypothèses actuarielles standardisées. Le versement étant fixe et la gestion relativement simple, les rentes de bienfaisance intéressent souvent les donateurs âgés en quête de prévisibilité et de simplicité. Veuillez noter que tous les organismes caritatifs ne proposent pas cette option ; de nombreuses associations à but non lucratif de petite ou moyenne taille ne disposent pas des ressources, des agréments ou des enregistrements auprès des autorités compétentes nécessaires à leur gestion.

Qu’est-ce qui offre le plus de flexibilité : un CGA ou un CRT ?

Une fiducie caritative à revenu résiduel (CRT) offre une flexibilité nettement supérieure à celle d’une CGA, mais elle est également plus complexe. Une CRT est une fiducie gérée séparément — constituant une entité juridique à part entière — qui verse des revenus à un ou plusieurs bénéficiaires avant que les actifs restants ne soient finalement transférés à une œuvre caritative. Contrairement à une CGA, une CRT peut être conçue de différentes manières. Une fiducie caritative à rente résiduelle (CRAT) verse des paiements annuels fixes, tandis qu’une fiducie caritative à rente variable résiduelle (CRUT) verse un montant variable calculé sur la base d’un pourcentage des actifs de la fiducie, réévalués chaque année.

Quelle option est la plus avantageuse pour les clients qui apportent des actifs plus importants ?

Les CRT sont souvent mieux adaptés aux clients qui apportent des actifs plus importants ou plus complexes. Étant donné que la fiducie peut vendre des actifs ayant pris de la valeur sans déclencher d’impôt immédiat sur les plus-values au sein de la fiducie, les CRT sont fréquemment utilisés dans le cadre de biens immobiliers ayant fortement pris de la valeur, de positions boursières concentrées, voire de participations dans des entreprises avant leur cession.

Par ailleurs, les CRT permettent de désigner plusieurs bénéficiaires, de mettre en place des structures de versement sur mesure et d’adopter des stratégies de gestion d’investissement professionnelles. Les clients qui recherchent une plus grande flexibilité, des possibilités de planification patrimoniale à plus long terme ou des revenus indexés sur l’inflation peuvent préférer une structure de type « unitrust » au caractère figé d’un CGA.

Bien sûr, cette flexibilité s’accompagne de responsabilités supplémentaires. Les CRT nécessitent une gestion formelle de la fiducie, des déclarations fiscales annuelles, un suivi continu des placements et la rédaction de documents juridiques. Les CGA, en revanche, sont généralement plus faciles à comprendre et à mettre en place pour les clients.

Dans quels cas un CGA est-il préférable ?

Vous vous souvenez peut-être qu’une technique appelée « Legacy IRA » a été mise en place par la loi SECURE 2.0, permettant aux contribuables âgés de 70 ans et demi ou plus d’opter, à titre exceptionnel, pour une distribution caritative qualifiée (Qualified Charitable Distribution, QCD) exonérée d’impôt au profit de certains CRT ou CGA. Les clients qui souhaitent bénéficier du « Legacy IRA » pourraient constater qu’un CGA est mieux adapté à leurs besoins. Les frais liés à la création et à la gestion d’un CRT ne sont peut-être pas justifiés, car le plafond de ces opérations est fixé à 55 000 dollars (niveau de 2026) par personne.

Quelle est la première étape pour découvrir les CRT et les CGA ?

Comme toujours, l’équipe de la fondation communautaire est honorée d’être votre premier interlocuteur dès qu’il est question de dons caritatifs lors d’un entretien avec un client. Si vous vous intéressez aux CGA et aux CRT, nous vous guiderons dans la bonne direction afin que vous puissiez évaluer les règles applicables à chaque technique et examiner les questions importantes liées à la situation particulière du client, notamment le type d’actif qui servira à financer le don, le montant de la contribution envisagée, les objectifs de revenu du client, le nombre de bénéficiaires et les considérations financières.

Enfin, n’oubliez pas que les discussions relatives aux dons caritatifs ne se limitent pas aux ménages disposant d’un patrimoine très élevé. De nombreux clients cherchent aujourd’hui des moyens de se constituer un revenu de retraite fiable tout en s’engageant de manière significative dans des causes caritatives. Les dons à intérêt partagé peuvent permettre d’atteindre ces deux objectifs simultanément. Nous nous réjouissons d’avance de notre prochain entretien !

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